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Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 04 nov. 2012 à 11:39
par Nathaucarre
Hard low tech, tu en inventes, des mots
Au fait, pour le gingembre, tu (puisque c'est toi qui a lancé le système) n'est pas si demeurée que ça
On recommande (vu sur un forum de récup' vêtements) quand on a un bout de gingembre en trop, de le planter façon avocat dan l'eau pour récupérer un rizhome consommable neuf sous 6-8 mois

.
Comme quoi, fallait juste y penser.
Ici, les deux pieds dans les aquas sont très hauts, celui dans la cuisine a un peu de mal mais il a moins de lumière.
Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 04 nov. 2012 à 11:54
par [AM]

Y'avait bien le hard-discount, on peut breveter le "hard low-tech" !
Le gingembre, ici, ça pousse très bien dans le pot où j'ai également mes taros : un truc en plastique, sans trou en dessous, avec des arrosages massifs une à deux fois par semaine. Donc terre détrempée. J'y ai posé, entre les tiges du bas, deux orchidées, en épiphytes (grosso-modo !) et elles semblent se plaire dans cet environnement.
Et j'en ai un autre qui trempe, dans un pot, sur le 120 litres. Là aussi ça roule.
Le seul reproche qu'on puisse lui faire, à cette plante, en perspective poubellarium, c'est que ça devient très haut ; donc pas forcément facile à installer sur un bac, et à terme, ça risque peut-être d'être en équilibre instable et de basculer ?
Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 04 nov. 2012 à 12:06
par Nathaucarre
Oui, à suivre effectivement.
Ici, l'un est sur la banquette du 300 l, il a de la marge pour monter, l'autre est accroché au bac des lineatus, si ça se déséquilibre, je devrai immerger entièrement le pot.

pour hard discount, hard low tech

Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 18 nov. 2012 à 12:21
par [AM]
Suite des photos...
Une vue générale du 120 litres, puis de sa surface, et enfin de ce qui reste des jussies :
Le bac du Cap Lopez, célibataire pour cause de mauvais caractère

Au fond, c'est une fougère de java en émergée :

Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 18 nov. 2012 à 12:24
par [AM]
Le bac des formosa :
Des Rio Tefe (ambré, isn't it ?!) :
Et des sp. blue de Nath :

Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 18 nov. 2012 à 12:26
par [AM]
Et pour finir la visite, le bac des tanichtys, avec une myrio qui prend l'air :
Celui des trichopsis pumila, où les cryptos prennent leur temps pour s'enraciner :
Et ma pitite fierté, la vanille qui vagabonde dans la monstera :

Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 18 nov. 2012 à 15:48
par Nathaucarre
Super joli, tout ça...
Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 18 nov. 2012 à 18:29
par domi03
C'est de la vanille, on dirait de la misère?
Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 18 nov. 2012 à 18:35
par [AM]

J'aurais bien aimé que M'sieur Gamm Vert me la vende au prix de la misère !! Oui oui, c'est bien de la vanille. J'ai lu qu'il faut que les lianes atteignent 7 ou 8 mètres pour que ça fleurisse : j'ai de la marge ! Quant à avoir des gousses, je crois bien que c'est râpé, vu que la pollinisation est ardue (vieux lambeaux de souvenirs confus d'un reportage vu à la téloche...).
Mais bon, rien que pour l'idée d'en avoir une, j'en suis gâteuse de cette vanille-qui-ne-paie-pas-de-mine

Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 18 nov. 2012 à 18:48
par domi03
Il faut faut peut-être installer une ruche sur le toit, maintenant, pour que quelques abeilles se perdent et pollinisent les fleurs...! En tous cas, j'attends la photo des fleurs!!!
Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : dim. 18 nov. 2012 à 18:52
par fretka
Très joli!
La vanille se fait polliniser par un insecte très spécialisé adapté à la morphologie particulière de cette orchidée.
Quand ils ont commencé à en planter dans d'autres pays tropicaux , ils ont importé la plante, mais pas l'insecte.
La pollinisation naturelle ne se faisait pas, et donc pas de gousses. Mais les gens ont bien observé et ils ont remplacé l'abeille par leurs doigts munis de pincettes.
Dans certains pays, on appelle ces gens qui pollinisent à la main: des marieuses.
Reste qu'un fois qu'on a la gousse, il faut la cueillir au bon stade d'immaturité, lui faire subir séchage, traitement à la vapeur, re-séchage mi fermenté, et la on a l'arôme à son maximum.
Compliqué, mais belle plante qui sait se faire désirer, ça pousse très bien en appartement un poil humide, un ami en avait une magnifique (pas variégée), mais jamais de fleurs...
Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : lun. 19 nov. 2012 à 8:43
par vivi
c'est toujours aussi joli tes petits craspouilles, t'as la main verte la Bulle, bravo!!
Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : lun. 19 nov. 2012 à 8:51
par [AM]

Merci Vivi !
Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : lun. 19 nov. 2012 à 10:19
par Calino
fretka a écrit :(...)un ami en avait une magnifique (pas variégée),(...)

Re: Mes bacs de sous-le-toit
Posté : lun. 19 nov. 2012 à 10:47
par fretka
Variégé vient du mot variegata , en gros panaché, avec des zones sans chlorophylle.
Ce sont ce que l'on appelle des mutants, car une partie des cellules porte une mutation non viable (une plante qui ne peut pas produire de chlorophylle meurt sauf si on la greffe (les cactus avec une boule jaune ou rouge sur la partie verte) ou si on la multiplie en in vitro.
La vanille de bulles est panachée (comme la bière), mais les zones plus claires comportent encore de la chlorophylle, mais moins.
Ces mutants ont une origine tout à fait naturelle. Les mutations ont lieu tout le temps. Lorsque qu'une cellule se divise, il y a une enzyme qui duplique l'ADN, et ben des fois, elle se trompe et recopie mal. Si ces erreurs touchent des régions de l'ADN qui s'expriment, elles auront une influence sur la partie de l'organisme touché (chez les plantes, cela peut n'être qu'une seule branche), si elles touchent les cellules reproductrices, elles seront transmises à la descendance lors de la reproduction sexuée. Ces mutations sont un grand moteur de l'évolution.
C'est plus clair la?
Pour la petite histoire, les pamplemousses roses sont apparus un jour sur une branche d'un arbre à pamplemousses jaunes. Cette branche a été multipliée par multiplication végétative (en l’occurrence greffage), et voila une nouvelle variété!
Mon master était intitulé: Diversité morphologique et génétique d'UN chêne médioeuroppéen à l'aide de marqueurs AFLP
