Au vu des réponse je pense qu'il y a juste une incompréhension.
(note: je te cite mais seulement parce que la suite des messages sont des réactions...)
combattantdusiam a écrit :Une espèce peut être basée sur trois critère, soit phénotypique (comme la fait Hador), biologique (comme le fait Tritium) ou même moléculaire, basée sur la faible différence des génomes....
Mais juste pour rappel que la notion d'espèce n'est absolument objective, car ça ne veut rien dire, la nature ne crée pas d'espèce ! C'est un concept humain
Au niveau de la définition des espèces Tritium est incomplet et la classification que j'utilise est basée sur le génotype, le phénotype en découlant.
combattantdusiam a écrit :Et une espèce n'existe qu'à un instant T, et change perpétuellement
Donc ne pas mélanger les poissons de même espèce selon les lieux de pêche sert à quoi ?
Les réintroduire un jour ?
Surtout pas, ils auraient alors subit une évolution différente de ceux resté dans la nature, on pourra alors dire que le lieux de pêche est "aquarium de chez Dédé" !?
Et n'oublions surtout pas, que le fait de jouer à Dame nature, ou d'essayer de garder les souches du dit lieu de pêche X pur, ou même de les mélanger reviens au même, l'évolution assurera un même resultat, qui est une population différente de celle resté dans la nature
Je suis entièrement d'accord sur le fait que l'espèce évolue perpétuellement, mais à partir du moment ( T si vous voulez) où une différence se marque, c'est qu'une raison existe. Dans le cas présent, c'est une adaptation principalement due à la nature du sol, la pluviométrie et l'ensoleillement ( végétation). En aquarium, à partir d'une population assez nombreuse et saine et d'une maintenance correcte, on limite les facteurs qui poussent à une sélection, généralement ce ne sont que ceux exprimant le plus de caractères spécifiques de l'espèce (taille, couleur,...) qui dominent, même si sur plusieurs générations des différences peuvent devenir notables.
En parlant de killis, c'est prendre un complexe très large d'espèces, allant de poissons adaptés aux mares temporaires à des rivières voire fleuves. C'est à la grosse louche comme comparer des barbus cerise à une brème et je doute que quelqu'un essaye de les hybrider et encore... C'est faisable de se cracher en voiture, mais on sera d'accord de dire que ce serait idiot d'essayer. C'est pas parce que c'est possible qu'il faut le faire...
Au plus j'argumente au plus j'ai l'impression que les killis sont une notion abstraite qui n'est pas comprise. On ne parle pas ici de sélections anthropiques, mais de constatations basées sur des faits objectifs de terrain. Avec les quelques souches que j'élève, je n'ai aucune ambition de me substituer à Dame nature. Plutôt à conserver ce qu'elle a créé, comme il existe des banques de graines pour les plantes.
De plus, quand je vois les patrons, les comportements des poissons que je maintiens, je ne vois aucun avantage à faire un mix, à part une satisfaction égotiste de se dire: "c'est ma souche" ou simplement l'ignorance.
Quand je vois la comparaison au guppy mes poils s'hérissent, le patron, même à l'état sauvage varie ce qui n'est pas le cas chez les killis, de plus ce sont des sélections qui depuis longtemps sont conservées par des croisements qui au bout de 2-3 générations périclitent au sein de la MÊME espèce. Pour les killis on dispose d'une multitude de variétés adaptées spécifiquement à leurs habitats, profitons-en au lieu d'en faire un poisson de foire. Allez voir auprès du KCF ou du site d'Olivier Legros. C'est magnifique ce que ce groupe offre, alors au lieu de vouloir mixer (même par soucis de bien faire) apprenez à mieux les connaitre. En tant qu'aquariophiles ce n'est pas que avec des couleurs que nous jouons.