
Bon, je sentais venir ça comme une mauvaise grippe... Eh bien ça y est : un douzième bac est entrain de se monter dans mon bureau. Après quelques heures de ruminations diurnes (c'est ça qui est bien dans mon boulot, je peux me mettre en pilote automatique et cracher du schéma tout en gambergeant à tout à fait autre chose !) et nocturnes (et que j'examine 46 378 soluces, et que j'en abandonne 46 377 pour en imaginer 592 de plus!), voilà, j'ai démarré le biniou ce matin aux petites heures.
Où ? Sur le haut d'une armoire basse, renforcé avec une planche de medium de 15mm qui se morfondait à la cave. Quoi ? Un petit 40 litres qui lui tenait compagnie dans la poussière et l'obscurité (pauuuuuuuuuuvre petit aquarium). Jusque là, ça va, je n'ai pas mis le budget de la maison en péril.
Un reste de JBL Aquabasis+ traînait dans mon foutoir aquario. J'ai recopié la composition : sable, argile crue, tourbe de montagne, oolithe de coraux, mordénite ; Ph 7,1, teneur en sel 96 mg/l. Ca fait vachement sérieux, non, cette série de chiffres et de mots compliqués ?!
J'avais gardé du reset de mon bac à CPO le mélange sable de Loire/gravier de rivière en trop dans une boîte en plastique : vlan, dans le bac, avec 5 cm d'eau du robinet pour commencer. Surprise en rentrant de courses à l'instant : une dizaine de mélanoïdes s'ébrouent sur les parois. C'est du costaud, ces bêtes-là : quelques semaines qu'elles attendaient, sans que je le sache, dans leur tupperware à peine humide.
Vous remarquerez que ça continue à être budget-zéro mon truc. Hé hé
Quelques fruits d'aulne et des écorces de catappa au fond. J'avoue que le coup de l'amazonien eau noire m'a scotchée, je tente de copier.
Et la touche déco que personne au monde il a, ça c'est sûr (!) : un squelette d'hortensia avec racines tordues et branches dans tous les sens qui séchait au jardin depuis au moins deux ans. Grand bouillage dans la gamelle à pot-au-feu et, zou, la tête en bas et les racines en haut, dans un grand happening message-moderne. C'est bôôôôô !
Je vais aller farfouiller dans mon machin à balancer les déchets de coupe au jardin, voir ce que j'y trouve d'intéressant. Je ne veux mettre aucun éclairage artificiel : c'est plein phare devant la fenêtre (orientée sud), et le fond du bac est un miroir. C'est moche, mais je pense que ça va réfléchir la luminosité et aider à ce que ça pousse pas trop mal.
Suite du programme : implorer les mânes de Géo Trouvetou pour trouver une soluce esthétique pour y faire plonger des boutures mangeuses de pollution. Noyer tout ça dans une junglounette végétale (comment ça certaines photos parues sur le forum récemment m'ont inspirée ?).
Et le premier qui dit que c'est pas raisonnable, je lui re-re-re-redis : coût total zéro !
Je voudrais faire un bac totalement autosuffisant, sans changement d'eau, sans brassage. Possible ou il faut malgré tout tirer un exhausteur (je peux le faire sans trop de soucis, j'ai un multi-robinet à la sortie de la pompe à air qui alimente deux bacs à proximité ; mais j'aimerais bien tenter le total low-tech) ?
Bon, la suite des aventures au prochain numéro !