Je ne viens pas souvent et je découvre des sujets. N'empêche que c'est jamais trop tard pour témoigner.
J'ai fait énormément de balades à l'époque ou j'étais au vert, maintenant c'est que pour les champi, mais lors de ces rares occasions je suis encore témoin de faits choquants et dangereux.
Le dernier en date, c'était cet automne. J'arrive en fin de battue de grands gibiers (chevreuils, cerfs et sangliers). Pour ce type de chasse, je vous laisse imaginer la puissance de feu des armes utilisées.
Je tombe sur des mecs bourrés, com d'hab, même à 2-3m je les sens (je suis fumeur pourtant donc moins d'odorat), aux fusils encore chargés..
Un peu plus loin, au milieu du chemin je retrouve une cartouche de 300winmag non percutée.
L'année dernière, c'était une cartouche de calibre 12 neuve.
Les années d'avant, sur mes zones de promenade, je croisais les mecs bourrés ou des vieux (à jeun) qui ne tiraient plus.
Les vieux me rappelaient à chaque fois, très gentiment, de faire gaffe à mes chiens car les autres tirant à vue (alors qu'ils doivent identifier le gibier avant de tirer) chaque semaine des chiens de chasse de copains y passaient.
Pour les autres, à chaque fois que je n'ai pas pu les esquiver de façon sécurisée, j'ai dû me rendre le plus visible pour éviter les risques de prendre une charge trop vite tirée. Ils me voyaient toujours trop tard à mon goût.
A chaque fois les gars étaient alcoolisés, au point de le sentir à plusieurs mètres de distance. A chaque fois ils étaient agressifs et menaçants.
Je m'entendais dire alors que les chiens risquaient de prendre un coup de calibre (avec le sourire au coin).
A part que Bibi n'a pas peur d'un armement même tenu par des bourrins bourrés, et que face à la menace de perde un clebs, je leur tenais tête très sévèrement.
C'était vraiment très très limite comme situation, et malgré ça, histoire de, je me payais même le luxe de les narguer, qu'avec les 3 clebs qui reniflaient mieux que les leurs, c'était eux qui me venaient de faire fuir la bête que j'observais et qu'ils n'avaient pas vu partir.
Je leur rappelais aussi les consignes de sécurité élémentaires (j'avais acheter le bouquin du permis pour les détails).
Tout est dans le permis de chasse, ne pas être alcoolisé, identifier avant de tirer, selon le calibre briser ou désengager quand ils croisent des promeneurs, être courtois avec eux, tirer au-delà de 500m des premières habitations, et bien sûr pas en direction des habitations, ni de voies de passages.
Un jour, je suis rentré à la maison avec une perdrix d'élevage, suite à un lâché du garde-chasse. Le ball-trap était prévu le lendemain.
Les chiens avaient la truffe dessus, sans qu'elle ne bouge. Situation inconcevable si cela avait été du sauvage. Je l'ai relâchée le lendemain dans le jardin.
Une autre fois, les chiens sont remontés jusqu'à la carcasse d'un chevreuil dont il manquait la tête (animal blessé-mal tiré, pas de chien de sang pour le retrouver le jour même, et tête coupée afin de rentrer avec au moins le trophée). ça grouillait de vers..
Quel honneur pour cet animal!! car ils sont censés lui rendre les honneurs
Quand j'entends dire qu'il s'agit de gestion, alors qu'il y a des élevages pour les plumes et des prélèvements de lapin à droite pour repeupler à gauche, c'est risible.
Je n'ai croisé que des viandards, des tireurs du dimanche, dangereux comme pas 2 et arrogants surtout s'ils sont armés.
Je me suis toujours demandé ce qu'ils pouvaient donner sur un ring.
Pour finir ce roman, un jour j'en ai sorti un qui était coincé dans un fossé. J'entendais crier "à l'aide"
Ce nanar chassait seul (du plume) et il avait envoyé son chien dedans. Le chien était incapable de remonter. Le mec, pensant qu'il allait l'en sortir, est descendu. Et voila nos 2 bêtes coincées là depuis déjà un certain temps et lui gueulait de toute son âme.
Il pesait un bon quintal le bougre. Content de me voir, et pour autant très certain de lui, d''entrée de jeu il me dit que je ne pourrais pas l'aider vu mon poids vs le sien.. qu'il ne fallait pas que je tombe aussi.. "Ah, si vous commencez comme ça, je vais passer mon chemin et je vous laisse dedans".... le gars se ravise.
J'ai dû le prier de briser le fusil et de me le confier, et là encore il a fallu d'abord qu'il réfléchisse.. "mais....", "ah, vous recommencez.. vous êtes pas en position!", chasse le naturel ça revient au galop, fallait quand même qu'il prenne la peine de me dire de faire attention avant de me le confier (

). Je prends son jouet, vérifie qu'il est vide, le pose bien dans la boue et dis "fin de chasse pour aujourd'hui"
Je passe les détails, mes consignes, je sors le chien puis le gars.
Et ce fût la seule fois que j'ai eu des rapports à peu près aimables avec un sacheur ne chachant pas chacher